

Il est préférable d'utiliser des vaccins inactivés contre la FCO plutôt que des vaccins vivants
Vaccination contre la FCO chez les bovins et ovins - cas des caprins
La présence de la FCO en Europe du sud a eu des conséquences économiques considérables dans les pays atteints. Pour limiter les pertes directes, diminuer la circulation virale, et permettre de sécuriser les mouvements d'animaux, les gouvernements des pays atteints ont autorisé la vaccination.
Afin d'optimiser les bénéfices de la vaccination, il est recommandé de :
- Pratiquer la vaccination avant la période à risques. Ceci est défini par la période d'activité des Culicoides.
- La vaccination de masse doit être pratiquée dans la zone à risques. Même si ce sont les moutons qui sont affectés le plus gravement par la maladie, la vaccination doit être faite à la fois sur les bovins et les ovins, pour limiter le risque de propagation du virus.
Vaccins FCO inactivés
Les vaccins inactivés contre les virus BTV‑2 et BTV‑4 ont été utilisés sur le terrain après l'émergence de foyers en Corse, Espagne, Portugal et Italie. L'efficacité du vaccin FCO inactivé a été indirectement confirmée sur le terrain, quand 40.000 bovins espagnols, sauf 2 animaux, sont restés négatifs pour la FCO après avoir séjourné en migration saisonnière dans une zone à accès restreint en présence de FCO.
L'efficacité des vaccins FCO inactivés a été établie lors de conditions expérimentales. Compte-tenu des inconvénients des vaccins vivants et des difficultés reglementaires pour enregistrer des vaccins génétiquement modifiés à l'heure actuelle, le développement et l'enregistrement de vaccins inactivés contre le virus BTV-8 est l'option la plus adéquate pour le nord de l'Europe.
Suivez les liens du menu gauche pour plus d'informations sur le vaccin inactivé d'Intervet, Bovilis BTV-8.
Vaccins vivants utilisés en Europe du sud
Les autorités françaises, italiennes, espagnoles et portugaises ont toutes autorisé la vaccination selon leurs lois nationales, la distribution géographique des sérotypes concernés, et la disponibilité des vaccins correspondants.
Dans les quatre pays, des vaccins vivants produits par Onderstepoort Biological Products (Afrique du Sud) ont été utilisés. Ces vaccins contiennent un mélange des sérotypes actuels de virus de la FCO.
Cependant, ils comportent un certain nombre d'inconvénients :
- Pas d'enregistrement pour une utilisation en Europe.
- Peuvent être tératogènes, ils ne sont pas recommandés chez les animaux gestants.
- Les vaccins sud-africains ont été développés pour protéger les moutons contre les signes cliniques de la maladie, mais pas pour éradiquer celle-ci. Dans le contexte méditerranéen, il est demandé au vaccin de briser également la chaîne de transmission du virus.
- Le virus vaccinal peut être transmis aux animaux non vaccinés par le moucheron Culicoides.
Ces vaccins étaient efficaces, mais ne présentaient pas une sécurité d'emploi importante.
Chez les caprins :
La note de service DGAL/SDSPA/N2008-8075 du 28 mars 2008 rappelle que « les ATU actuellement délivrées pour les vaccins FCO BTV1 et BTV8 ne visent pas les caprins… et que les laboratoires sont en train de compléter leurs dossiers sur ce point ».
L’utilisation des vaccins FCO chez les caprins peut se faire selon le principe de la « cascade ».
Aucun protocole vaccinal n’a été établi.
Dans le cadre de la campagne de vaccination 2008, il est probable que ce soit davantage le vaccin Mérial qui soit utilisé, l’appel d'offres « Petits ruminants » leur étant attribué. Se renseigner auprès de leurs services afin de s’assurer des conditions d’utilisation et du protocole à suivre.
